La formation, un élément incontournable

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Bien former ses collaborateurs est le moteur d’un grand nombre d’entreprises. Silicom en a d’ailleurs fait l’un des enjeux majeurs de sa politique managériale. Alors que la société fête cette année ces 35 ans d’existence, Arthur Bataille, revient sur les grandes étapes du groupe en matière de formation.

Flash-back

En 1992, soit neuf ans après sa création, Silicom mettait en place un plan de formation à destination de l’ensemble de ses salariés, basé sur le volontariat. A l’époque, Martine Bataille, directrice générale du groupe, déclarait : « L’entreprise doit assurer son rôle social et culturel ». Vingt-six ans plus tard, la question de la formation est plus que jamais d’actualité dans la société. L’importance de la notion de formation chez Silicom ? « Il s’agit tout simplement d’un critère essentiel à une société de conseil.

La formation de nos collaborateurs est dans notre ADN depuis la création de Silicom. Celle-ci garantit notre niveau d’expertise et ainsi notre positionnement sur des marchés d’expertise à forte valeur ajoutée », analyse Arthur Bataille.

 

Depuis sa mise en place au début des années 1990, le plan de formation de Silicom a connu un certain nombre d’évolutions. Outre la création et la gestion de nombreux projets, il a également été décidé de la tenue d’un entretien annuel pour chaque salarié. Dossier majeur de l’entreprise depuis de nombreuses années, l’accès aux formations est, de manière plus générale, l’une des questions essentielles sur laquelle beaucoup de sociétés réfléchissent.

Plus qu’un simple enjeu du monde professionnel, cela est devenu une prérogative de l’état, en particulier depuis la mise en place du CPF (Compte Personnel de Formation)  le 1er janvier 2015, remplaçant l’ancien DIF (Droit Individuel à la Formation).

Suivre les évolutions techniques et prévoir

Chez Silicom, les collaborateurs viennent de plusieurs horizons et appartiennent à des générations différentes. A une époque où les enjeux techniques évoluent très rapidement et dans un contexte de pénurie de profils sur certains domaines d’expertise, le groupe choisit de mettre en valeur des binômes entre différentes générations en fonction des compétences.

Pour Arthur Bataille, « Silicom valorise l’expertise, quel que soit l’âge et l’expérience des collaborateurs, certains juniors issus de la génération Y ou Z peuvent apporter énormément à des consultants d’expérience car ils sont plus ancrés dans les nouvelles technologies et dans le monde digital. Néanmoins, ces jeunes ingénieurs ont besoin d’être accompagnés dans le choix des architectures car rien ne remplacera l’expérience terrain, notamment dans les cadres de maintenance ». Il ajoute : « Nous avons tous le souvenir du RUBY, un merveilleux langage de programmation qui est mort aussi rapidement qu’il est apparu, en raison de la grande rareté du nombre de personnes compétentes sur celui-ci. Il en sera de même pour un grand nombre de framework et de langages web qui sont apparus récemment et dont les issues ne sont pas certaines : le rôle des collaborateurs d’expérience sera donc d’évaluer les risques ».

Encore faut-il que l’ensemble des parties prenantes soient au même niveau d’information. Les grandes transformations technologiques doivent être accompagnées d’une analyse et d’une veille technique poussée : la formation suit cette même loi.

Assurer le passage du témoin générationnel

Déjà en 1992, lors de la mise en place du plan de formation chez Silicom, la question de l’âge était valorisée. En transmettant leur savoir aux plus jeunes, les collaborateurs les plus anciens réalisaient une sorte de « passage de témoin générationnel », qui était encore une autre manière de former les salariés.

D’après Arthur Bataille, « une société de conseil comme Silicom doit prendre en compte le renouvellement générationnel. C’est un impératif pour notre entreprise. Pour rester une société florissante autour de cette question de la formation, Silicom doit donc continuer à former les générations futures mais ne doit pas oublier que la formation est un sujet transgénérationnel ».

Silicom et formation, deux termes ne cessant de s’accorder et qui ne sont pas prêts de se séparer !

 

 

Antoine Le Fur